Entheoverse – Septembre 2017

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TiHKAL – Why I do What I do

Voici une traduction en français de l’introduction du livre Tihkal, où Alexander Shulgin se remémore une conférence auquel il a participé au début des années 80 et où il pu expliquer les raisons de ses recherches sur les médicaments psychédéliques.


POURQUOI JE FAIS CE QUE JE FAIS

À un certain moment au début des années 1980, on m’a demandé de venir au campus de l’Université de Californie à Santa Barbara afin de faire une communication lors d’une conférence qui était organisée par un petit groupe d’étudiants. Mon attention a été attirée par le fait inhabituel que toute la conférence devait être consacrée au sujet des médicaments psychédéliques. Comment un groupe d’étudiants dans un campus majeur de l’Université de Californie a-t-il réussi à prendre cette initiative et diffuser largement ce symposium dans un domaine politiquement dangereux ?

Je me souviens d’une occasion similaire quelques années auparavant, lorsque des arrangements avaient été organisés pour une conférence sur le campus de Berkeley de l’Université de Californie sur le sujet du LSD. Au fur et à mesure que la date se rapprochait, la tension ressentie par certains sponsors de la faculté semblait devenir intolérable. Des pressions ont été faites sur les organisateurs pour annuler la conférence, pour la déplacer ailleurs, pour s’assurer que tel ou untel ne puisse pas venir, pour limiter la publicité et dissocier le nom de l’Université. Un merveilleux spectacle de paranoïa partagée. De petits événements, tels que le griffonnage des mots “Juif! Juif! Juif!” sur l’une des affiches d’annonce sur le campus de Berkeley (apparemment par un membre du corps professoral du département de psychologie qui avait dépassé les bornes) a poussé vers la recherche d’un autre lieu. Celui-ci a été trouvé dans un bâtiment d’extension de l’université, sur la rue Laguna à San Francisco.

Oh my, c’était un événement mémorable. Il y avait une douzaine de conférenciers et de sommités sur scène, un public de plusieurs centaines d’étudiants très branchés venant de Haight Ashbury ainsi que cinq ou six “costumés” avec des chemises blanches et des cravates, marchant dans tous les sens dans les allées extérieures, prenant continuellement des photos de tout et de tout le monde, probablement avec une pellicule à haute vitesse.

Je ne retrouve pas mes notes de cette conférence LSD, donc je peux seulement commenter de mémoire une scène ou deux. L’un des invités originaux était Allen Ginsberg, et une partie du compromis qui avait été trouvé pour permettre à la conférence d’avoir lieu (en plus de la déplacer à San Francisco), était de décommander Ginsberg et d’inviter le procureur général de l’État (je crois que son nom était Younger) pour parler, vraisemblablement sur les aspects juridiques de la consommation de drogues. Par chance, j’ai assisté à une scène fascinante sous le porche Est de l’auditorium. Ginsberg bondissait de haut en bas, les poings serrés devant lui, en criant directement au procureur qui était face à lui : “Eichmann, Eichmann, Eichmann!” Et le regard du procureur général signifiait clairement qu’il ne comprenait pas. Dans l’allocution d’ouverture, une annonce a été faite à la congrégation que Ginsberg avait été initialement invité (applaudissements), mais que les ordres venant d’en haut disaient qu’il ne devait pas apparaître sur la scène en tant que participant (huées), mais maintenant il pourrait être sur la scène en tant qu’observateur et tout commentaire qu’il choisit de faire serait dans ce nouveau rôle (applaudissements redoublés). Cela donne la saveur de la réunion. Dans ma mémoire, le procureur n’a pas pris la parole.

Le concert du soir présentait des projections d’huiles et de filtres lumineux qui étaient populaires à l’époque, l’odeur du cannabis était omniprésente. Tim Leary était le héros de la soirée, et partout où il allait, il avait une bande dédiée de groupies qui le suivait. Inutile de dire que c’était la dernière conférence de ce genre associée au campus de Berkeley.

Cette invitation au campus de Santa Barbara avait quelque chose de semblable, en un peu plus décontracté. J’étais intrigué et curieux, alors j’ai accepté.

Mon hôte était Robert Gordon-McCutcheon, un étudiant d’honneur dans le domaine de la philosophie religieuse. Il m’avait indiqué qu’il y aurait un large public d’étudiants intéressés et que je serais le bienvenu quelque soit mon sujet. Ce qui, après tout, était une invitation très séduisante. Mais alors, je me souvenais aussi de la désastreuse réunion sur le LSD à San Francisco, où les conférenciers invités n’étaient pas particulièrement bien accueillis par leurs hôtes académiques et qu’ils étaient rentrés chez eux avec quelques cicatrices psychiques. Donc, j’ai pensé, avoir une image d’académicien propre sur lui serait une superbe défense contre un tel défi! J’y participerai avec cette pensée à l’esprit.

J’ai quelques souvenirs vivaces de certains préliminaires à cette conférence.

Il y avait une réunion avec de nombreux dignitaires invités dans une maison privée dans les collines derrière Santa Barbara. Alice et moi y sommes allés en voiture, et nous nous sommes retrouvés dans un vaste patio puis dans un salon également très large, avec peut-être quarante personnes assises autour d’un cercle à trois profondeurs. Nous étions des inconnus, alors nous nous sommes blottis contre un mur, derrière une barricade d’âmes avides. Tout d’abord ça, et ensuite cela : une personne bien connue a été présentée. Nous avons reconnu certains noms, mais nous n’avons pas eu l’occasion de rencontrer ces personnes ou de parler avec eux. Il y avait un certain espoir exprimé que cette conférence puisse servir d’aire de lancement pour un renouveau du mouvement psychédélique. Ce monsieur ici écrirait l’essai définitif. Cette femme là-bas communiquerait avec son agent d’édition pour s’assurer que cette réunion soit enregistrée dans l’Histoire. Encore une autre personne, là-bas, servirait d’agent de presse pour documenter – à travers une interview radio le lendemain – l’impact terrible de ce rassemblement de l’élite. Alice et moi sommes partis après un petit moment.

Il y avait, en effet, une interview radio le lendemain. Je me suis assis dans un petit bureau avec une demi-douzaine de notables parmi lesquels Tim Leary unique personne dont je me souviennes. Il représentait vraiment tout ce qui était nécessaire pour attirer l’attention du public sur la conférence, et j’ai été libéré de n’avoir à répondre à quoi que ce soit, ni même de parler à qui que ce soit. Je me suis éclipsé tranquillement, car j’avais aussi accepté une rencontre publique ailleurs, un séminaire à l’U.C.S.B. Département de Chimie. C’était l’une des parties académiques qui permettait aux organisateurs de prêter le terme « scientifique » à la conférence. L’administration universitaire pouvait faire valoir qu’il y avait eu un séminaire de recherche à l’École supérieure de chimie comme corollaire à cette « conférence psychédélique ». Vous voyez ! Tout était vraiment propre et légitime !

Mais les choses n’étaient pas si lisses dans le département de chimie. Le professeur qui m’invitait ne me connaissait pas, ne savait pas ce que je faisais, et a supposé qu’il devrait être l’hôte d’un homme imprédictible qui épouserait l’usage et l’abus de drogue. Avec une certaine crainte, il a autorisé la tenue du séminaire et a été soulagé de découvrir qu’il devait y avoir une participation sans précédent des diplômés et des étudiants de premier cycle à la conférence. J’étais sur mon meilleur aspect et j’ai fait une présentation maniaque mais scientifiquement impeccable sur les origines, les synthèses et les mécanismes d’action possibles des composants dans le domaine des neurotransmetteurs agonistes. C’était 100% kosher, rempli de mécanismes de réaction SN-2 et de structures chimiques dessinées avec précision, que j’appelle des “dirty pictures”. Ça a été un succès retentissant, et ça a peut-être apporté un peu de soutien aux organisateurs de la conférence elle-même.

Ce dont je me rappelle concernant la préparation de cette conférence, c’est que j’étais assis dans un laboratoire du Life Science Building de l’U.C. Campus, au département Criminologie, à taper sur une ancienne machine à écrire afin d’organiser le flux de ce que je voulais dire. C’était écrit en Monospace sur du papier jaune. Je me souviens que je ne savais pas complètement pourquoi je faisais ce que j’étais en train de faire, mais que c’était bien ce que je voulais exprimer. Peut-être que si j’étais resté seul pendant quelques heures de plus, j’aurais trouvé la réponse. Même si je ne savais pas à l’avance ce que je voulais dire, c’est venu en l’écrivant, et j’ai fini par avoir un brouillon qui me paraissait correct. Le discours serait peu révélateur pour une personne qui aurait, jusqu’alors, gardé un profil bas, mais j’étais prêt à attirer l’attention de certains. C’est ce que j’ai dit il y a presque vingt ans, et ça me parle encore aujourd’hui.

Continue Reading…

Après qu’on me l’ait conseillé comme un vieux texte toujours
terriblement moderne, j’ai découvert “Du Contrat Social” de Jean-Jacques
Rousseau, au format manga (je ne me sentais pas du tout de lire l’original):

Ce manga explique les principes du Contrat Social de 1762 dans lequel Rousseau établit qu’une organisation sociale « juste » repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens.

https://www.amazon.fr/Contrat-Social-Variety-Artworks/dp/2302054199/


L’œuvre a constitué un tournant décisif pour la modernité et s’est imposée comme un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple appuyé sur les notions de liberté, d’égalité, et de volonté générale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_Contrat_social

Ensuite, j’ai lancé cette conf de Viney Gupta en juin 2015 qui explique
le rôle de la technologie blockchain dans la résolution de problèmes qui
existent dans nos sociétés:

Once we accept that there are a whole bunch of critical problems in the world that the state is simply unable to solve, because it’s the wrong institutional vehicle, what you see is that we’re in fact not surrounded by encroaching powers that are telling us what to do; we’re surrounded by incompetent powers that are refusing to take effective action. Once it is framed that way, the notion that you could be building a political power base that was solving problems the state was unable to solve, while at the same time delivering real human benefit, to me begins to look like a much more rational way of discussing why it is that things like Bitcoin are important. Fundamentally, it’s not about competing with the state for the territory the state already has; it’s about going to the unsolved problems that face humanity and solving them independently of the state. Because if the state can’t get to this stuff, and has failed to get to this stuff in the period from say the end of the Second World War to now, if they’ve been ignoring a problem for that long or struggling with it and never actually delivering, I think we can reasonably assert that the state is not going to be able to solve that problem, which means that that territory is free for any enterprise that’s able to get there and take it. This is a pretty radical way of looking at these things, but let’s just play that out and see where it goes.

https://medium.com/humanizing-the-singularity/the-transparent-future-d05c19ceb039

Si vous avez le temps, je vous conseille la lecture+visionnage des 2 afin de comprendre pourquoi blockchain pourrait être une solution à un problème majeur qui dure depuis un moment.

Vidéo sur TV Bruits


Rapport OFDT – Les jeunes et l’addiction – décembre 2016

Articles par Magali Martinez:

Les e-psychonautes, des usagers sous influence numérique – p20 / 70

Les jeunes face au commerce numérique des drogues – p9 / 107


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Measuring the Longitudinal Evolution of the Online Anonymous Marketplace Ecosystem [PDF]

Kyle Soska and Nicolas Christin, Carnegie Mellon University

our measurements suggest that the ecosystem appears quite resilient to law enforcement take-downs

A number of documented successes in using traditional police work against sellers of hazardous substances or large-scale dealers show that law enforcement is not powerless to address the issue in the physical world


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Hansa Scrape


From UK dancefloors to the offices of apathetic government officials, via social networking sites and underground labs, Mike Power explores this agile, international, virtual subculture that will always be one step ahead of the law.

Drugs 2.0: The Web Revolution That’s Changing How the World Gets High


Dans les Profondeurs du Darknet… [Doc 2016]
Que savons-nous de “l’internet parallèle”, les plus sombres réseaux, pourtant sous nos yeux…


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The closure of Silk Road coincides with a steep decline in the prevalence of the libertarian discourse suggesting that while the closure did not succeed in curtailing the cryptomarket economy, it dampened political sentiments. The findings indicate a tendency towards a more rational motivation – or at least less political participation – on cryptomarkets

Mixing politics and crime–the prevalence and decline of political discourse on the cryptomarket [PDF]


2015 | Anthony Beauchet | Le testing : le péché originel | AFR


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I strongly encourage every vendor to read through these notes and analyse their own operation so they do not make the same mistakes that their colleagues/competition did. In the end it is not only your own future that is at risk but also the one of your customers. Please read the whole post because it not only includes stupid vendor mistakes that you probably would never make, but also some tricky pitfalls which you would miss out if you just skim the post.

2 more juicy vendor busts and what they did wrong


Vendeur de cannabis, il crée le site vendeurdedrogue.com

ce Guérétois achetait de l’herbe de cannabis sur Internet et en vendait sur son site, vendeurdedrogue.com. Ce n’est pas la gendarmerie spécialisée dans la traque aux malfaiteurs sur le Web mais une dénonciation anonyme qui a finalement et rapidement mis fin à ses agissements.


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« Plus maintenant », affirme la direction générale des douanes. Renforcé par la loi Loppsi, le service de cyberdouane peut aujourd’hui infiltrer les réseaux cachés où il se fait passer pour un acheteur. Ce qui lui était impossible avant. « Cela a permis en décembre dernier l’arrestation d’un vendeur de speed et de résine de cannabis présent sur Silk Road, poursuit la DG des douanes. Nous l’avons traqué pendant quatre mois afin d’effectuer le travail d’information et de renseignement nécessaire à son interpellation. C’est une première en France. »

On a essayé de vendre du shit sur Le Bon Coin


mediapart

« Privacy and encryption work, but it’s too easy to make a mistake that exposes you. Tails puts the essential tools in one place, with a design that makes it hard to screw them up. I could not have talked to Edward Snowden without this kind of protection. I wish I’d had it years ago. »

French journal Mediapart supports Tails, others should too


From Gamma Goblin’s official site:

“27.12

IMPORTANT NOTICE:

We’ve tested the current #4 crystal and it came out at 60% pure. This means we will be refunding all purchases of Parvatis, Flowers and Bombs made since December 19th. Kali Yuga tabs are not affected, as they were laid from a different crystal (#2). Tabs ordered prior to December 21st have been already sent – keep them as freebies and ask for refund anyway. Tabs are ok, they are just 40% weaker than advertised. Tabs ordered between December 22nd and December 27th were not sent.

We’re deeply sorry for this situation, #4 was tested earlier and was good, we’ve got the leftovers of the stock and it looks like it wasn’t stored properly or there was some other issue. Anyway, we won’t be restocking this crystal. This is not the xmas gift you’d expect… Luckily we identified the issue before “scamming” many of you. For now we will stick to the trusted, but more expensive sources running #2 and #6 crystals.

This is the procedure for refund: message us from the account you’ve made your order with BTC address we will send you back USD value of your order in BTC”
Well, this kind of responsibility and issues solving hardly seen even IRL

True king of the DNM


Dutch drug users increasingly purchase drugs online: new psychoactive substances in particular. Purity and adulteration do not vary considerably between drugs purchased online and offline for most substances, while online prices are mostly higher than offline prices.

“Purity, adulteration and price of drugs bought online versus offline in the Netherlands”, van der Gouwe et al 2016 [PDF]

/r/DarknetMarkets discussion


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Le Darkweb, voyage entre mythes et réalité
M. Damien Teyssier – RSSI CROUS Limoges

Est-il protéiforme, quelles sont ses fondations réelles, quelles sont les forces qui l’animent? A quoi ressemble son empreinte réelle sur le monde ?

“Activités publiques”: cybercrime, cyberactivisme, cyberconflits… ou plus discrètes: humint, cybint, cybergéopolitique… nous parlerons aussi d’un point important: comment le darknet nous impacte tous.

Groupe RéSIST – Année 2016
Le Darkweb, voyage entre mythes et réalité [PDF]
Le Darkweb, voyage entre mythes et réalité – [ZIP avec docs. complémentaires]


PiHKAL – session de groupe

Je suis en train de lire l’auto-biographie d’Alexander Shulgin, un chimiste relativement connu dans le milieu de la recherche sur les psychédélique, il est à l’origine de l’introduction de la MDMA chez les psychologues.

Dans l’introduction de son livre PiHKAL, il explique le déroulement des sessions expérimentales qu’il organise avec son groupe d’amis (11 personnes) pour faire découvrir des nouvelles drogues qu’il a synthétisé et qui valent le coup d’être partagés (niveau PLUS THREE (+++) sur l’échelle de Shulgin). Pendant 15 ans, ils ont utilisés ces règles.


Certaines règles sont observées strictement. Il doit se passer au moins trois jours sans drogues avant l’expérience; si l’un de nous souffre d’une quelconque maladie, même insignifiante, et en particulier si cette personne prend des médicaments pour la soigner, il est entendu que cette personne ne participera pas à la prise de la drogue expérimentale, même s’il choisit d’être présent pour cette session.

Nous nous retrouvons chez l’un des membres du groupe, et chacun de nous amène de quoi manger et boire. Dans la plupart des cas, celui qui héberge la session est prêt a accueillir tout le monde pour la nuit, et nous amenons des duvets ou des matelas. Il doit y avoir assez de pièces pour permettre à n’importe qui de se séparer du reste du groupe, si il ou elle le désire, afin d’être seul(e) pour un moment. Les maisons que nous utilisons ont un jardin où chacun d’entre nous peut aller passer un moment parmi les plantes à l’air frais. Des enregistrements musicaux, et des livres d’art sont disponibles pour ceux qui souhaiteraient s’en servir pendant l’expérience.

Il n’y a que deux exigences procédurales obligatoires. Il est entendu que les mots, “Les mains en l’air,” (toujours accompagnés d’un vrai levage de main par celui qui prononce ces mots) précèdent une déclaration qui concerne un problème ou une préoccupation réelle. Si je dis, “Les mains en l’air,” et que je poursuis en disant que je sens de la fumée, cela veut dire que je m’inquiète vraiment d’une odeur réelle de fumée, et que je ne joue pas une sorte de jeu de mot ou quel qu’autre sorte de fantaisie.

Cette règle est rappelée a chaque début de session, et est observée strictement.

La seconde est le concept du véto. Si une personne du groupe ressent un inconfort ou une anxiété à propos d’une proposition particulière concernant la façon vers laquelle la session pourrait évoluer, le pouvoir du véto est complet et est respecté par tous. Par exemple, si une personne propose de passer de la musique à un certain moment pendant l’expérience, et que d’autres personnes se joignent à cette idée, il est entendu que le vote doit être unanime; une personne qui ne serait pas à l’aise avec l’écoute de la musique s’assurerait alors que la musique ne sera pas jouée pour tout le groupe. Contrairement on ce que l’on pourrait penser, cette règle ne crée pas de problème, car la plupart des maisons sont suffisamment grandes pour accueillir un groupe de onze personnes pour une telle expérience, on y trouve facilement une pièce en plus pour écouter de la musique sans perturber la tranquillité des autres pièces.

Concernant les comportements sexuels. Dans notre groupe, il a été clairement décidé il y a plusieurs années, et cela a été compris et respecté depuis, qu’il n’y aurait pas de passage à l’acte suite à des pulsions sexuelles, ou des sentiments, qui pourraient surgir durant l’expérience, entre des personnes qui ne sont pas mariés ou qui ne sont pas en couple. C’est la même règle qui est utilisée en psychothérapie; les sentiments sexuels peuvent être discutés, s’il y a un désir de le faire, mais il n’y aura pas de passage à l’acte avec un autre membre du groupe qui n’est pas l’objet approprié. Bien sûr, si un couple établi veut se diriger vers une pièce privée pour faire l’amour, il est libre de le faire avec la bénédiction (et probablement l’envie) du reste du groupe.

On retrouve la même règle concernant les sentiments de colère ou les pulsions de violences, s’ils doivent avoir lieu. Afin de permettre une ouverture de l’expression, et une confiance totale, quelque soit le genre de sentiments inattendus ou d’émotions qui rentrent en scène, personne n’agira de sorte à créer du regret ou de l’embarras, sur le moment présent ou dans le futur, pour l’un d’entre nous ou tout le groupe.

Les chercheurs ont l’habitude de traiter les désaccords ou les sentiments négatifs de la même façon qu’ils le feraient en thérapie de groupe – en explorant les raisons qui créent cet inconfort, cette colère ou cette irritation. Il a été compris par tous depuis longtemps que l’exploration des effets psychologiques et émotionnels des drogues psychoactives sont, inévitablement, synonymes avec l’exploration de leur psychologie individuelle et de leurs dynamiques émotionnelles.

Si tout le monde est en bonne santé, il n’y a personne dans le groupe qui ne participe pas. Une exception a été faite dans le cas d’un participant de longue date, un psychologue dans ses soixante-dix ans qui a pris la décision, lors d’une session expérimentale, d’arrêter de prendre des drogues expérimentales. Il désirait, cependant, continuer à participer à ces sessions avec le reste du groupe et nous avons accueilli sa présence avec enthousiasme. Il a passé un très bon moment avec ce qui est appelé “high contact,” jusqu’à sa mort quelques années plus tard, suivant une chirurgie cardiaque. Nous l’aimons et il nous manque encore.


PiHKAL est publié par Transform Press, cette traduction a été mise en ligne avec leur accord.

Onglets 01/2016 sur les drogues

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Une liste de liens, ouverts depuis quelques semaines dans mon navigateur, que j’archive sur cette page.

Darknet

The Silk Road’s Dark-Web Dream Is Dead
Les limites du modèle de Silk Road, par Andy Greenberg, auteur de “This Machine Kills Secrets” sur l’histoire de la crypto-anarchie.

MDMA

Is Los Angeles Going to Ban EDM Festivals? Reflections on the Nov 5thRave Task Force Meeting
Emanuel Sferios a participé a une réunion d’un groupe de travail entre la police et des organisateurs des festivals de musique électronique.

MDMA, Ecstasy, or Molly? What You Need to Know Before Taking X
Interview d’Emanuel Sferios dans le magazine Playboy.
Message rapide et efficace, ça me ferait presque penser à du marketing.

Ecstasy in 2015
Tour d’horizon de ce qu’il s’est passé en 2015 autour de l’ecstasy.

EZ Test Partner Program
EZ Test a un programme de partenariat, avec différentes façons de faire de la revente de kit. Il serait intéressant de voir qui prend en main ce partenariat en France.

Réflexions sur les suppléments alimentaires pour la MDMA:

Cannabis

Reefer madness debunked as major UK study finds marijuana does notreduce IQ in teens
Lien vers la publication
Together, these findings suggest that while persistent cannabis
dependence may be linked to declining IQ across a person’s lifetime,
teenage cannabis use alone does not appear to predict worse IQ outcomes
in adolescents.

Psychédéliques

New psychedelic science group forms at Yale

• Colors should be few, easily-distinguished, & meaningful
• Use direct labels, not legends
• Map data to an easy-to-compare perception (length > angle)
• Show comparisons directly
• Rank informatively

Map each data variable to a perceptual variable or aes (position, length, color…),
transform it with a stat (identity, bin, smooth, quantile…),
plot it as a geom (point, line, bar…),
and optionally facet into subplots by one or two data variables

Article disponible sur le blog Civil Statistician

Lien vers les slides

Voici comment installer mpd pour un utilisateur, cela permet d’avoir et de contrôler son propre stream icecast, plus pratique pour avoir seulement de la musique de jeu video, ou avoir un stream particulier pour jouer chez soi.

Config mpd

Se connecter en ssh avec son utilisateur, puis :

mkdir -p ~/.mpd/playlists
touch ~/.mpd/{database,log,pid,state,sticker.sql}
vim ~/.mpd/mpd.conf

Contenu du fichier ~/.mpd/mpd.conf :

music_directory "/home/alx/music"

playlist_directory "/home/alx/.mpd/playlists"
db_file "/home/alx/.mpd/database"
log_file "/home/alx/.mpd/log"
pid_file "/home/alx/.mpd/pid"
state_file "/home/alx/.mpd/state"
sticker_file "/home/alx/.mpd/sticker.sql"

user "alx"
bind_to_address "your_host_ip"
port "6610"

gapless_mp3_playback "yes"
zeroconf_enabled "no"

password "mpc_password@read,add,control,admin"

input {
plugin "curl"
}

audio_output {
type "shout"
encoding "ogg"
name "Music - alx"
host "localhost"
port "8008"
mount "/alx"
password "icecast_source_password"
bitrate "128"
format "44100:16:2"
}

filesystem_charset "UTF-8"
id3v1_encoding "UTF-8"

Remarques :

  • il faut changer les /home/alx par le répertoire que vous avez choisi pour stocker .mpd
  • il faut changer l’user avec l’user que vous utilisez
  • il faut changer le numéro de port, vu que j’utilise le 6610
  • il faut changer le audio_output.name et audio_output.mount avec vos valeurs

Configuration de icecast2

  • éditer le fichier de config de icecast : sudo vim /etc/icecast2/icecast.xml
  • rajouter ce tag à côté des autres mount, en changeant le mount-name par celui que vous avez utilisez dans audio_output.mount :
<mount>
  <mount-name>/alx</mount-name>
  <fallback-mount>/silence.ogg</fallback-mount>
  <fallback-override>1</fallback-override>
</mount>

Démarrage des services

  • relancer icecast2 : sudo /etc/init.d/icecast2 restart
  • lancer mpd avec votre user normal : mpd ~/.mpd/mpd.conf

Connexion avec client mpc

Paramètre gmpc :

name="Alx"
hostname="your_host_ip"
password="mpc_password"
portnumber="6610"